La psychologie hier, aujourd'hui et à l'avenir...

 

    La psychologie est au cœur de nombreux événements ou sujets d'actualités. Cette omniprésence langagière et médiatique est aussi bien à la source de son intérêt que de son rejet. La psychologie, cette science de l’humain qui touche au plus profond de notre être, à ce qui est immatériel mais prégnant, soit à nos émotions, nos ressentis, notre existence, notre vécu, nos expériences... N’est pas pour autant plus présente qu’avant, mais plus accessible et éclairée que jamais à notre époque.

  Formée en sciences humaines à Paris 7 Denis-Diderot dans les domaines de la psychologie clinique et analytique, ma conception du soin est en osmose avec notre époque contemporaine pour répondre individuellement à chaque situation. Pour aller à l'essentiel de chaque questionnement, le suivi du patient s’effectue de manière adaptée et personnalisée dans une dynamique altruiste.

 

    Personnellement, la notion d’équilibre est pour moi primordiale lorsque l'on souhaite retrouver un bien-être lors d’épisodes de vie pouvant perturber une certaine harmonie intérieure. Pour autant, « équilibre » ne signifie pas « inertie », mais ouverture aux ambivalences de notre psychisme pour mieux les reconnaître et les appréhender. Les situations sont abordées avec douceur et bienveillance pour que viennent à nous des réponses de façon plus fluide et compréhensible.

 

    En psychologie, cette interdépendance dehors/dedans est primordiale, les événements et leur impact ont des effets aussi bien ambivalents que nécessaire sur notre vécu et inversement, les rires/les larmes, la douceur/la brutalité, l’évolution/la répétition, l’engagement/la fuite etc. Cette interdépendance paradoxale de l’esprit humain réside en sa capacité d’adaptation et d’action, en ce qui créer et maintient la vie. Reste à le reconnaître, mais aussi, à prendre connaissance de ce qui est bon pour chacun et nous permet de vivre en harmonie avec soi et ceux qui nous entourent.

 

    Aujourd'hui, on nous parle souvent du bonheur et la façon dont on peut le trouver. Etre heureux est presque devenu une obligation à caractère sociale. Cette course pour atteindre le bonheur est illusoire car il est déjà présent en chacun de nous. Le bonheur est un choix qui tient souvent à une connaissance de soi et de ce qui nous entoure. Se connaître davantage nous donne l’opportunité d’aussi bien accepter nos atouts que nos faiblesses et d'ainsi s'orienter vers un mieux-être pérenne. Cette prise de conscience de soi permet à terme de trouver un équilibre auquel on est alors à chaque fois ramené indépendamment des chemins empruntés.

 

    L’équilibre est de ce fait une notion fragile et dépendante des événements extérieurs comme de nos états intérieurs, car cette circulation dehors/dedans permet, certes, d'être au monde et de communiquer, mais notre subjectivité est souvent mise à rude épreuve selon différentes données ou situations de la vie quotidienne. En apprenant à comprendre et clarifier ses actions et ses ressentis, tout ce qui nous entoure devient alors plus limpide et serein. C’est pour cela qu’une intervention au plus près de l’être pensé est importante, pour découvrir ce qui nous aspire à chaque moment de notre existence, et ainsi avancer avec notre meilleur potentiel. 

 

    Dans ce sens, la coexistence des sciences et des pratiques est indispensable. Cela consiste à regrouper l'expérience de diverses disciplines telles que la psychanalyse, la psychologie clinique, la psychologie scientifique, la médecine, les neurosciences, la sociologie, l’anthropologie, la philosophie etc. L’interdépendance entre disciplines doit être maintenue plus que jamais à notre époque malgré les éternelles querelles entre les idées et les théories. Les avancées et les améliorations de soins tiennent à joindre nos connaissances empiriques et les recherches en cours pour penser ensemble de manière constructive, œuvrer pour des avancées concrètes et mettre en place des prises en charge au plus près des besoins de chaque individu. Lorsqu'une demande individuelle apparaît, la spécificité du patient rend alors chaque intervention unique et importante pour fournir des réponses.

 

    Dans cette ère où tout doit aller vite et apporter du résultat, la psychologie marque un temps d'arrêt et de réflexion au plus profond de notre être. Cette prise de position du psychologue souligne la particularité du rythme de chacun, souvent bousculé par les attentes et les exigences extérieures.

Ici, le but n’est pas la guérison, car il n’y a pas à guérir là où il n’y a pas de maladie, il y a à intervenir là où il y a à surmonter. Chaque séance fait preuve de partage et de soutient par la complémentarité de chacun, ce qui permet une transformation des vécus de façon souple et effective.

 

    Une prise en charge du patient tient en sa demande personnelle et son suivi actif, en la compréhension et le dépassement d'une situation, en l’évolution et la transformation des affects.

 

     Chacun a le pouvoir en soi de vivre pleinement l'existence qu'il souhaite.