La psychologie hier, aujourd'hui et à l'avenir...

 

   La psychologie est au cœur de nombreux événements ou sujets d'actualités. Cette omniprésence langagière et médiatique est aussi bien à la source de son intérêt que de sa subversivité.

   La psychologie, cette science de l’humain qui touche au plus profond de notre être, à ce qui est immatériel mais prégnant, soit à nos émotions, nos ressentis, notre existence, nos expériences... N’est pas pour autant plus présente qu’avant, mais plus accessible et éclairée que jamais à notre époque. Aujourd'hui, nous avons la chance d'avoir une synergie des connaissances pour aller à l'essentiel de chaque questionnement, pour que le suivi du patient s'effectue de manière adaptée et personnalisée dans une dynamique évolutive. Un professionnel de soin formé est en constante adéquation avec son époque.

 

   Personnellement, la notion d’équilibre est pour moi indispensable lorsque l'on souhaite avoir une compréhension lors d’épisodes de vie pouvant perturber notre parcours intérieur. Pour autant, « équilibre » ne signifie pas « inertie », mais ouverture aux ambivalences de notre psychisme et du monde extérieur pour mieux les reconnaître et les appréhender. Les situations sont abordées avec humilité et bienveillance pour que vienne à nous les réponses de façon fluide et éclairée, permettant que les situations complexes puissent être dénouées.

 

  En psychologie, cette interdépendance dehors/dedans est primordiale, les événements et leur impact ont des effets aussi bien ambivalents que nécessaires sur notre vécu, les rires/les larmes, la douceur/la brutalité, les avancées/la répétition, l’engagement/la fuite etc. Cette interdépendance paradoxale de l’esprit humain réside en sa capacité d’adaptation et d’action, en ce qui créer et maintient la vie. Reste à le reconnaître, mais aussi, à prendre connaissance de ce qui est adapté pour soi et permette de vivre en harmonie avec ce qui nous entoure.

 

   Dans la société actuelle, on nous parle souvent du bonheur et la façon dont on peut le trouver. Etre heureux est presque devenu une obligation à caractère social. Cette course pour atteindre le bonheur est illusoire car il est déjà présent en chacun de nous, et ce, depuis l'apparition de la première cellule de vie. Avec les années, le bonheur devient une prédilection qui tient souvent à une connaissance de soi et de ce qui nous entoure. Se découvrir davantage nous donne l’opportunité d’aussi bien accepter nos atouts que nos failles et d'ainsi s'orienter vers un mieux-être continu. Cette prise de conscience permet à terme de trouver un équilibre auquel on est alors à chaque fois ramené indépendamment des chemins empruntés.

 

   L’équilibre est de ce fait une notion fragile et dépendante des événements extérieurs comme de nos états intérieurs, car cette circulation dehors/dedans permet, certes, d'être au monde et de communiquer, mais notre subjectivité est souvent mise à rude épreuve selon différentes données ou situations de vie. En apprenant à clarifier et à comprendre ses actions et ses ressentis au quotidien, tout ce qui nous entoure devient alors plus limpide et serein. C’est pour cela qu’une intervention au plus près de l’être pensé est importante, pour découvrir ce qui nous aspire à chaque moment de notre existence, et ainsi avancer avec notre meilleur potentiel. 

 

  Dans ce sens, la coexistence des sciences et des pratiques est une nécessité. Cela inspire à regrouper l'expérience de diverses disciplines telles que la psychanalyse, la psychologie clinique, la psychologie scientifique, la médecine, les neurosciences, la sociologie, l’anthropologie, la philosophie etc. L’interdépendance entre disciplines doit être maintenue plus que jamais à notre époque malgré les éternelles querelles entre les idées et les méthodes.

  Le professionnalisme du thérapeute tient à joindre les connaissances empiriques et les recherches actuelles pour penser ensemble de manière pluridisciplinaire et constructive, œuvrer pour des améliorations concrètes et mettre en place des prises en charge au plus près des besoins de chaque individu.

  Lorsqu'une demande individuelle apparaît, la spécificité du patient rend alors chaque intervention unique et importante pour fournir des réponses.

 

  A une époque où tout doit aller vite et donner des résultats, une séance de psychologie peut aussi être un temps d'arrêt et de réflexion au plus profond de notre être. Cette prise de position du psychologue souligne la particularité du rythme de chacun, souvent bousculé par les attentes et les exigences extérieures.

 

   Dans cette pratique, le but n’est pas la guérison, car il n’y a pas à guérir là où il n’y a pas de maladie, il y a à intervenir là où il y a à surmonter. Chaque séance fait intervenir l'écoute et le soutien par la complémentarité de chaque interlocuteur, ce qui permet une transformation des vécus de façon souple et effective.

 

 Une prise en charge du patient tient en sa demande personnelle et son suivi actif, en la compréhension et le dépassement d'une situation, en l’évolution et la transformation des affects.

 

   Chacun a le pouvoir en soi de vivre pleinement l'existence qu'il souhaite.